Séjour et montgolfière en Cappadoce (ou sur la lune)

Je ne sais pas pour vous, mais je déteste les bus de nuit. Je suis arrivée à Göreme depuis Antalya par bus de nuit, un itinéraire d’environ 550 km, soit entre 7 et 9 heures en autobus. Je ne sais plus trop. Nous sommes arrêtés manger dans une cafétéria ouverte toute la nuit et j’y ai mangé une délicieuse soupe – j’ai même commandé en turc. Plus ou moins. Demandez-moi pas comment j’ai fait, je ne pourrais pas répéter l’exploit.

J’arrive à Göreme à 7h30 et on m’emmène à mon auberge, le ShoeSting Cave Hotel. C’est très chouette, les chambres sont dans des caves donc il fait noir et frais. Je dors une heure puis pars me promener en ville. Une vieille dame me montre son église remplie de paille et sa maison et essaye de me vendre des foulards. Je mange une pide (pizza turque) pour le lunch. Miam! Puis, je pars pour une grande marche : Open air museum (églises du 11e siècle décorées de peintures sur les murs) et Rose Valley où je croise un serpent. Ce que l’histoire ne compte pas c’est que je me suis un ti-peu perdue et que je n’avais plus d’eau dans ma gourde. Oups.

Après cette randonnée de quatre heures (j’ai fini par retrouver mon chemin, merci Papa de m’avoir donné le sens de l’orientation), je retourne au village où je joue une partie de tavla (backgammon, si vous préférez) avec des locaux dans un café. Le soir, ils m’emmènent faire un tour de quatre roues dans Rose Valley, Love Valley et au Sunset point où Recep et moi buvons du vin de Cappadoce. Ça aurait pu être louche. Ce ne le fut d’aucune manière. La vue était superbe. Pour souper, je goûte à une spécialité locale, un testi kebap, un ragoût cuit dans un pot en terre cuite que je dois frapper avec un marteau pour desceller.

Le lendemain, je me réveille à 4h30 pour me préparer pour mon tour de montgolfière… pour me rendre compte qu’ils m’ont oubliée et que je me suis levée pour rien. Frustrée, je retourne me coucher une heure puis mange un menemen pour déjeuner. Je participe à un tour organisé et je visite la ville souterraine de Derinkuyu, le lac de Nar, la vallée d’Ihlara, le monastère de Selime (qui a inspiré la ville de Tatooine dans Star Wars et la Pidgeon Valley.

Je retourne à l’auberge où je rencontre des français (Gabrielle et Manon, Pierre-Louis et Pierre-Marie) et des québécoises (Marie-Claude et Mélissa). Nous partons en ville pour souper et partageons plein de plats donc du sac tava, une autre spécialité locale. Nous en prenons un au bœuf, un au poulet et un à l’agneau. Nous allons ensuite dans un petit café pour goûter à des desserts locaux : börek (feuilleté) pomme-cannelle, gözleme (crêpe) citron-sucre, aside (dessert de farine et mélasse de raisins) et kaysılı tatlısı (abricots et crème fouettée). On s’est vraiment bourrés la face. Je pense que le gözleme était le mieux réussi. Nous rentrons à l’auberge où nous nous bourrons encore la fraise avec des abricots enrobés de chocolat (Çikolatalı Kayısı). Nous jouons à des jeux (dans ma valise, j’ai…) et dansons le rock ‘n roll. Faut bien s’occuper.

Le troisième matin, on vient me chercher, cette fois-ci pour de bon, à 4h45 pour ma balade en montgolfière. On nous sert à déjeuner dans un hôtel en chemin. Mes compagnes de vol sont Jecey, de la Malaysie, et Daphne, une néo-zélandaise. Le tour dure une heure, et c’est vraiment magnifique.

En photo, ça ressemble à ceci:

De retour à l’hôtel, je dors une heure, puis je décide de prendre la journée relaxe puisque j’ai un bus de nuit ce soir-là. Je joue encore au tavla au resto, avec le frère du serveur, puis je continue mon chemin. Avec Pierre-Louis, Pierre-Marie et deux nouvelles françaises, Pauline et Maud, nous retournons manger au même endroit qu’hier, puis je vais prendre mon bus pour Istanbul. Un autre bus de nuit, génial (entendez-vous l’ironie dans ma voix?)

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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