Courir, ou l’importance de se fixer des objectifs

Vous savez on rencontre parfois des gens pour qui faire X ou Y chose semble tellement facile. Si j’étais douée à l’école, LA matière qui me rendait folle (dans le sens de « la seule dans laquelle j’étais loin d’exceller »), c’était l’éducation physique. Ça n’avait rien de sorcier, pourtant, mais j’avais beau essayer, rien n’y faisait. J’étais l’une des plus grandes de la classe, mais j’avais peur des ballons (adieu, le basket), j’avais de longues jambes, mais elles ne voulaient pas sprinter. J’avais décidé que le sport ce n’était pas pour moi, et c’était bien ainsi.

Mais voilà que quelques années plus tard, la pression sociale faisant son travail, je sentais que je devais faire quelque chose et je me suis mise à m’entraîner un peu de reculons, jusqu’à ce que je devienne célibataire et que je commence à m’ennuyer un peu. C’est là que j’ai commencé à courir. C’était le sport en vogue, et ça n’impliquait pas aller au gym (j’avais jusque-là une aversion envers les gyms) – alors j’ai commencé à courir.

media maraton granada

Ce que je préférais, c’était courir en voyage. Italie, Turquie, Portugal. Suer et visiter, s’imprégner du « beat » local, tout ça en même temps. Sans compter que ça me permettait d’ingérer quelques calories de plus, du moins c’est la raison que je me donnais, sachant très bien que je n’égaliserais jamais le nombre de calories dépensées aux énormes quantités de bouffe que je me permettais. Mes 5 petits kilomètres me faisaient sentir bien. J’ai même fait deux courses de 10 km, l’une suivie d’un énorme brunch sur le Plateau Mont-Royal, l’autre d’un dîner digne d’un roi (pas d’une reine, c’était pas élégant) en Espagne.

Mais un jour de semaine normal, même la fin de semaine, je ne courais que très rarement plus de 5 ou 6 kilomètres. J’admirais, en silence, mes amis qui couraient des marathons, je me gavais de documentaires sur les athlètes de CrossFit ou les ultra-marathoniens. Ils répètent tous le même message : « Si moi, je peux le faire, tout le monde peut le faire ». Yeah, right. Alors je me suis inscrite au demi-marathon, question de voir si c’était vrai. Si quoi était vrai? Que si on se donne un objectif, on peut l’atteindre. Et vous savez quoi? Je l’ai fait, hier. Mon premier demi-marathon, 21,1 kilomètres. Les trois derniers furent pénibles, comme je m’y attendais. Je ne vous donne même pas mon temps, parce qu’il n’a rien de glorieux (non, vraiment) et parce que de toute façon, l’important c’est que je l’ai fait. Ouais! C’est tout ce qui compte. Je suis fière, je me sens forte, je suis impatiente de trouver de nouveaux défis à relever.

So now what? Je viens de m’inscrire à un autre demi-marathon qui aura lieu dans deux mois, à Séville. Je suis en feu!

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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