En chemin vers le Machu Picchu

Ayacucho-Ollantaytambo (1)Après ce qui s’avérera la pire journée de notre voyage de 40 jours en moto dans les Andes, nous avons connu une superbe journée entre Ayacucho et Andahuaylas. Un trajet de 250 km qui nous a menés jusqu’à 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais le froid ne nous a pas dérangés; on avait beau l’air un peu gitans avec nos habits très peu professionnels, mais on avait enfilé plusieurs couches de tout : chaussons, pantalons, chandails, manteaux et gants, alors nous étions bien préparés.

Ayacucho-Ollantaytambo (2)

Environ à mi-chemin, tout juste après avoir dîné dans le village d’Uripa, nous nous sommes retrouvés en plein cœur d’une grève des employés de SUTEP qui avaient placé des grosses roches sur la route pour empêcher les véhicules de passer. (Ce qui est chouette avec une moto, c’est qu’on a pu les contourner). Le lendemain, je me suis levée avec un mal de gorge; finalement, il avait fait plus froid que je ne le pensais, mon corps le ressentait. Heureusement que nous n’avions que 150 km à faire. On penserait que 150 km, ça se fait en une heure et demie, mais dans les montagnes et sur une moto qui roule en moyenne à 45 km/h, il faut compter plus de trois heures.

Nous sommes arrivés à Abancay en début d’après-midi, à temps pour dîner. Comme toujours, on nous a servi une délicieuse soupe de quinoa avant notre plat principal, pour un total de 5-6 soles (2 euros), boisson incluse. Le seul truc c’est que si vous prenez une boisson autre que la chicha morada, vous devez la payer; nous nous sommes habitués à boire cette boisson de maïs mauve toujours servie tiède. C’est pas succulent, mais ça étanche la soif. Ce soir-là, nous avons dormi à l’hôtel Dona Paula, c’était correct, mais le mieux, c’est que j’ai gagné contre Nino au pool.

En chemin vers Ollantaytambo, nous avons pris un chemin de terre vers le magnifique lac Huaypo. Le village d’Ollanta est touristique et cher; c’est là où les touristes se basent pour aller au Macchu Picchu. Le train part du village à 6 heures du matin vers Aguas Calientes, d’où la majorité des gens prennent un autobus pour monter jusqu’au site, mais nous, on a décidé de marché (correction : on a décidé d’ignorer le groupe de touristes plus brillants que nous qui, eux, savaient qu’il y avait un autobus). Bref, pour faire une histoire courte, je commence à me sentir très très faible à mi-chemin, comme si mes réserves d’énergie étaient à zéro. On happe un autobus au vol et un gentil couple d’américains nous offre de prendre leur place gratuitement; ils continueront à pied.

Le Machu Picchu est impressionnant. J’aurais aimé être en forme pour bien le voir. J’ai fait de mon mieux pour ne pas paraître trop fatiguée sur les photos, mais j’étais crevée! Heureusement, il me reste les photos pour me rappeler des vues et de ce qu’on ressent quand on y est.

Voici quelques-unes de mes photos préférées.

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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