Granada, le 5 septembre 2013

Quand j’y repense, c’est encore irréel, en fait c’est presque flou. J’ai fait une faute de frappe; j’avais écrit « fou », c’est aussi vrai. Je suis arrivée à Granada le 5 septembre 2013, après une ride d’autobus depuis Cádiz, textant mon ami Stéphane de la beauté des champs d’oliviers sur l’autoroute. Je n’avais jamais vu une aussi belle autoroute. (Qui aurait su que je serais allergique au pollen d’olivier, mais ça, c’est une autre histoire.)

Je suis arrivée à la station d’autobus en fin d’après-midi. Nino est venu me chercher avec sa moto. J’étais impressionnée. Le trajet fut un peu complexe en raison de mon sac à dos – il m’avait demandé s’il était bien gros, j’ai dit non (c’était vrai), mais reste qu’en moto, il y a pas grand place où transporter un backpack de 3 mois. Je suis arrivée chez eux, c’était beau, il y avait un Thermomix dans la cuisine, on est partis prendre une marche. J’ai trouvé la ville donc belle et propre. J’étais charmée.

(J’ai-tu pas l’air heureuse sur les photos?!?!)

Le lendemain, j’ai poursuivi mon exploration de la ville en visitant la Alhambra. Nino m’a préparé une tortilla de patatas. Le soir, on est allés voir un concert (Zaidin Rock, Zaidin était le nom du quartier dans lequel l’événement a lieu). Et c’est là que tout a changé… je vous épargne les détails, mais moi, je m’en souviens comme si c’était hier.

J’avais déjà acheté mon billet d’avion de Madrid à Dubrovnik, mais j’ai décidé de skipper Madrid pour rester avec Nino à Granada toute la semaine et prendre un bus de nuit à Madrid, juste à temps pour mon vol. J’ai acheté mon billet de retour pour Málaga en même temps cinq semaines plus tard. Sans penser à rien, juste que j’étais bien ici, avec ce gars-là que je connaissais à peine, mais tout s’enlignait pour me dire que j’étais à la bonne place. Je vous l’ai dit, c’est flou. Mais ça fait déjà presque trois ans de cela et non, M. Beigbeder, l’amour ne dure pas trois ans 😉

Petite note : vous remarquerez dans les billets suivants que j’ai commencé à engraisser à partir de ce moment. C’est qu’on mange trop/trop bien en Espagne. J’ai découvert le chorizo et la morcilla (boudin espagnol) et j’en ai un peu abusé pendant les premiers mois accompagnés de plusieurs litres de bière bien froide et de bons Rioja. J’en garde encore des traces sur la ceinture, c’est coriace, des saucissons, ça ne se pert pas comme on voudrait hahaha…

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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