J’aurais dû tenir un journal de voyage en Italie

Le problème de ne pas tenir de journal de voyage, c’est l’oubli. Il reste des photos, mais c’est étrange, parfois je regarde mes photos et je ne me rappelle pas du tout avoir été là. Quand je suis allée en Italie pour la première fois, c’était dans le temps que j’avais mon blogue; évidemment, côté bouffe, ça faisait du sens.

J’ai essentiellement mangé pendant une semaine, non-stop. Quand je ne mangeais pas, je marchais, pour compenser. Je me suis fait mal au genou le 2e jour parce que mes souliers étaient finis, mais j’ai continué à marcher pour oublier la culpabilité de manger autant. C’était probablement pas une période très intelligente de ma vie.

Bref, il faisait pas beau en Italie ce printemps-là, à part le premier jour. Je porte mon mautadine de manteau rouge sur pratiquement toutes mes photos. J’ai pas trippé sur Florence autant que je pensais; on m’en avait tellement dit de belles choses que j’ai été déçue. J’ai découvert que la « vraie » soupe aux capelettes n’était pas à base de bouillon de tomates, mais de poulet (je redécouvrira la soupe aux capelettes un an plus tard, en Emilia Romagna). J’ai vu San Gimignano, un village charmant, et j’y ai mangé des charcuteries.

Un peu sur mon appétit (ha, ha) suis partie pour Rome en passant par Perugia. Tout ce que je me rappelle c’est que mon hostel était en fait un genre de dortoir de nonnes. C’était le seul endroit pas cher que j’avais trouvé. Partyyyyy! Ah, mais j’ai goûté à la truffe noire pour la première fois, et c’était délicieux. (J’apprendrai plus tard que c’était probablement pas the real deal, mais c’était bon pareil)

Comme il faisait encore pas beau à Rome, après avoir vu le colisée, j’ai continué ma route vers le Sud. J’ai rencontré une fille cool de New York qui a décidé de venir avec moi, juste parce que Rome n’était pas aussi hot qu’on l’avait espéré. Mais juste avant de prendre le train, on a vu le pape à 3 mètres de nous au Vatican. *yeah*

Je suis finalement tombée sous le charme de Naples et de la générosité de Giovanni, notre hôte. Giovanni a cuisiné 3-4 repas de pâtes tous plus décadents et délicieux les uns que les autres. Avec mes nouvelles amies américaines, une sympathique famille qui résidait au même endroit que moi, on s’est joyeusement bourré la face pendant 2 jours. À ce jour, la meilleure pizza que j’ai mangée de ma vie, c’est celle de chez Gino Sorbillo. C’est aussi à Naples que j’ai découvert la meilleure pâtisserie au monde, la sfogliatella.

Oh, j’ai vu le Vésuve (mon manteau rouge aussi l’a vu) et l’île de Procida, où une gentille famille du nord de l’Italie en visite m’a prise sous son aile pour la journée. Ils avaient dû remarquer que j’étais un peu perdue. Il fut étrange, ce voyage en Italie.

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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