Le Cambodge que j’ai trop vite oublié

J’ai adoré mon voyage au Cambodge en 2010. Oui, 2010. Ça a fait 5 ans cette année.

C’est vraiment dommage parce que je m’en rappelle très peu. Je regarde les photos et je me rappelle des endroits, mais c’est vague, pas impersonnel mais presque. Ce dont je me souviens par contre, si je ne me rappelle pas du nom des endroits ni de ce qu’on a fait en détail, c’est la sensation que j’ai vécue en faisant mon premier vrai gros voyage comme une grande fille.

Je suis partie en octobre, si je me rappelle bien. J’avais des vacances et mon copain de l’époque n’en avait pas. Une amie à moi qui était partie vivre en Australie m’a proposé de la rejoindre pour 3 semaines en Asie. Alors j’ai accepté. J’ai pris l’avion à Montréal avec une escale à Vancouver, puis une autre à Hong Kong, pour arriver à Kuala Lumpur où on n’est restées que 2-3 jours avant de s’envoler pour le Cambodge.

Je n’avais jamais vu de tuk-tuks. Je n’avais jamais vu tant de monde sur une moto. Je n’avais jamais vu de rues avec-pas de règles. Je n’avais jamais vu de monde manger des bibittes non plus.

Ce feeling, je m’en souviens bien. Je me souviens du stress excitant de savoir où j’allais aterrir, si mon amie viendrait me rejoindre pour de vrai, si on allait se perdre, je me souviens d’avoir transporté un sac à dos aussi lourd pour la première fois et marché des kilomètres avec ledit sac sur le dos. Je me rappelle de l’inondation dans les rues de Phnom Penh et de mon amie qui a pogné une grosse gastro en pleine nuit. Quand je suis sortie dehors parce qu’il n’y avait personne à la réception, pour trouver quelqu’un qui passerait par là à 4h du matin, qui aurait des médicaments (évidemment, on n’en avait pas). De la jeune femme qui est en effet passée par là, qui a pris sa moto et qui est revenue 15 minutes plus tard avec des médicaments.

Je me souviens de la bonté des Cambodgiens. De leur réel désir de t’aider, pas de te crosser. Ça, je ne veux pas l’oublier.

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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