Les fleurs de Grèce

J’avais dans l’idée d’aller en Grèce avant d’acheter mon billet pour la Turquie, mais après plus d’une semaine passée en terres turques, j’aimais tellement ça que je n’avais plus trop d’intérêt pour aller en Grèce. Mais comme j’étais sur la côte et que les traversiers étaient pas loin, ça aurait été dommage de pas y aller.

Contrairement à tout le monde qui va à Santorini (même si, oui, ça a l’air bin beau), j’avais pas les moyens de m’y rendre en avion ni l’envie d’avoir mal au cœur pendant 10 heures pour y aller en bateau, alors par le fait même, j’ai découvert des îles pas mal moins touristiques, ce qui me plaît encore plus.

Le traversier de Kuşadası nous emmènera en Grèce sur l’île de Samos. Nous arrivons en Grèce vers 11h et marchons une bonne demi-heure pour trouver notre hôtel, le Samos Bay Hotel, qui se trouve (fort heureusement) en dehors du quartier touristique, dans ce qui s’appelle « Gagou Beach ». Après avoir marché dans la ville de Vathy et s’être prélassées sur la plage, le soir, nous nous gâtons avec un souper composé d’entrées grecques toutes plus délicieuses les unes que les autres : tzatziki (le meilleur que j’ai jamais mangé!), salade de crabe, saganaki (fromage grillé), dolmades (feuilles de vigne), rouleaux d’aubergine et bougiardi (feta fondu et tomates).

Je me lève tôt le lendemain et fais un peu de yoga sur mon balcon qui donne sur la mer. (Ouais, pas mal.) Puis, nous allons louer une voiture pour faire le tour de l’île. Nous passons par le très joli village de Kokkari où les maisons sont colorées. Puis, nous empruntons une route de campagne très escarpée dans les montagnes jusqu’au village de Manolates où nous mangeons le meilleur yogourt grec au monde. La vue du haut de la montagne est vraiment magnifique. Nous roulons jusqu’à Potami où il est supposé avoir des chutes, mais après 30 minutes de marche sur le sentier, nous ne les voyons toujours pas alors nous abandonnons. La plupart du temps qu’on me dit qu’il y a des chutes, de toute façon, ça finit par être un petit ruisseau qui n’a pas du tout valu l’heure que j’ai marchée pour m’y rendre.

Samos ne m’a pas tant charmée, mais je décide de donner une deuxième chance aux îles grecques en me rendant sur Rhodes à partir de Fethiye quelques jours plus tard. Notre hôtel est situé dans la ville hyper touristique de Faliraki et le Argo’s hotel laisse à désirer. Il n’y a personne à la réception à notre arrivée et Steve joue au réceptionniste. Tannés d’attendre et de chercher partout un numéro de téléphone pour le rejoindre, nous prenons nos clés directement derrière le comptoir et le propriétaire, Pavlos, ne se pointera que vingt minutes plus tard.

Nous trouvons un super bon petit resto caché où souper à Rodos. Nous goûtons à de la pieuvre, des calmars frits et notre première moussaka grecque, assez différente de la version turque de par sa couche de sauce béchamel sur le dessus

Nous visitions la vieille ville et le port de Rodos le lendemain. Nous marchons ensuite jusqu’à l’ancien acropole où il y a aussi un très vieux stade datant du 2e siècle avant Jésus Christ. J’ai envie de me piquer une petite course, mais je suis très fatiguée, le soleil me tape dessus… Pas habituée la fille! Plus tard en après-midi, les gars tiennent absolument à voir un match de soccer. Les touristes anglais sont sur le party. Ce soir-là, nous jouons au billard jusqu’à 2h du matin et je me surprends à être assez bonne. Ça doit être la chance du débutant.

Le lendemain, nous partons pour Koskinou, un petit village trop mignon où nous sommes les seuls touristes. Nous disons « kalimera » (bon matin) à tous les habitants qui nous répondent avec le sourire. J’ai l’impression d’être quelque part où les touristes non vont jamais. La vie semble lente et tranquille. Plus loin sur la route, nous arrêtons à la jolie plage de Tsampika, puis nous visitons le village de Lindos, qui s’avère être très touristique, mais la vue est magnifique en haut de la colline. Nous poursuivons notre route vers Monolithos. La côte est superbe et nous profitons de la lumière de la fin d’après-midi qui se reflète sur la mer. Nous nous arrêtons dans le village de Paradissi pour écouter un autre match de soccer, cette fois-ci avec une dizaine de vieux grecs, dans une taverne, puis nous rentrons à l’hôtel.

Nous attendons encore après Pavlos, le propriétaire, pour lui redonner nos clés au moment de partir. Il nous dit simplement de « prendre un café » en attendant, qu’il s’en vient d’ici une heure… Nous allons à la plage et je mange un gyro pour dîner (par obligation, parce que je suis en Grèce) et j’ai eu mal au ventre tout l’après-midi tellement c’était gras. Sur cette note, je retourne en Turquie, contente de rentrer et déçue de mon passage en Grèce. J’imagine que c’est une question de circonstances.

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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