L’Espagne de reculons

Ça peut paraître étrange, mais j’étais tellement contente de mon voyage au Portugal et je m’y sentais s’y bien que je n’avais pas tellement envie d’aller visiter l’Espagne. Surtout que quand j’y étais allée quelques années auparavant, j’avais été déçue par Barcelone.

Mais j’ai le voyage dans les veines alors je n’ai pas pu résister à un roadtrip en Galicia, à Santiago de Compostela, avec Luis chez qui j’habitais près de Porto. Après tout, c’est un lieu sacré et aussi un lieu presque mystique étant donné que des milliers de personnes y marchent chaque année dans une quête personnelle, qu’il soit question de religion ou pas.

Il faisait froid, pour l’été, et je n’ai même pas pu me baigner. Mais voyager sur la côte signifie que j’ai mangé un bon poisson et d’excellents fruits de mer.

Je suis ensuite partie toute seule sur le chemin de Salamanca, où on m’avait dit qu’il y avait tout plein d’étudiants, donc, que c’était une bonne ville pour faire un peu la fête. Pour une fois que j’avais envie de faire la fête, il fallait bien que j’arrive pour me rendre compte qu’en août, bin, les étudiants ils sont en vacances, donc PAS dans la ville où ils étudient. Je suis pas restée longtemps, juste assez pour m’acheter une carte SIM pour mon téléphone.

Je suis arrivée à Sevilla tôt le matin après un horrible bus de nuit (je déteste les bus de nuit) et je suis allée prendre un café à côté de la station d’autobus en arrivant. À mon horreur, le café en Espagne n’avait rien à voir avec le délicieux espresso que je prenais tous les matins au Portugal. Heureusement, la ville m’a vite charmée, surtout la Plaza de España où je suis allée en premier. Je dormais chez un monsieur qui s’est avéré être un peu creepy, alors le lendemain je suis partie dans un hostel à 10 euros la nuit avec une piscine sur le toit. Bonne décision, surtout quand je me suis rendue compte que j’étais la SEULE personne dans les rues à 15 heures l’après-midi… c’est qu’il faisait 42.

Une amie à Montréal, Maude, m’avait vanté les mérites de Cádiz. Alors en route pour Cádiz j’étais. D’abord j’ai couru un peu en arrivant en ville pour ne pas rater le walking tour, mais j’avais mon sac sur le dos et c’était pas génial à 40 degrés. J’ai rencontré un gentil couple de Barcelone qui était en visite dans le sud du pays et qui ont accepté de garder mon sac dans leur auto pendant qu’on marchait toute la journée. Ils sont ensuite venus me reconduire chez Fran qui habitait à l’autre bout de la ville, à l’extrémité de la plage. C’était loin, mais ça en valait la peine; le balcon donnait sur la plage, et comme je dormais dans le salon, j’avais les vagues juste pour moi toute la nuit.

J’ai beaucoup aimé Cádiz. Et son poisson frit.

Partagez!Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someoneShare on Google+Print this page

The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

One thought on “L’Espagne de reculons”

Laisser un commentaire