Turquie: la côte égéenne

D’Istanbul, je pars pour Selçuk : tram de Tophane à Kabataş, funiculaire jusqu’à Taksim, navette (Havaş) pour l’aéroport de Sabiha Gökcen. Mon vol est jusqu’à Izmir (55 minutes et on a eu un sandwich et un yogourt en vol!), puis j’attends 3 heures à la gare pour mon train jusqu’à Selçuk. À mon arrivée, je vois un gars qui a l’air d’un voyageur (des cheveux blonds en Turquie c’est pas la norme). Je lui demande s’il a un endroit où dormir, il dit non, et je l’invite à venir avec moi à Atilla’s Getaway puisque Carlos, de l’auberge, vient me chercher à la station de train de toute façon. Steve deviendra un super bon compagnon de voyage pendant un petit bout.

Atilla’s Getaway est l’une de ces auberges de jeunesse qui ne laissent pas indifférents. L’ambiance y est géniale et vraiment conviviale. Mais le meilleur de tout, ce sont les déjeuners, surtout l’excellent menemen.

Après avoir déposé nos sacs, Steve et moi marchons jusqu’au village (l’auberge est en retrait de la ville) et allons visiter l’église de St-Jean. Nous reprenons la navette et retournons à l’auberge pour le souper (inclus dans le prix et vraiment délicieux!) Le soir, je rencontre 3 frères canadiens qui voyagent ensemble : deux jumeaux, Austin et Owen, et leur frère Collin. Un gros orage éclate le soir et nous allons dans la partie couverte du bar extérieure pour continuer à boire notre Efes, la bière locale.

Le lendemain, Steve, Austin, Owen, Collin et moi partons visiter Éphèse, une ancienne cité grecque datant de l’Antiquité. C’est l’une des plus anciennes et plus importantes cités grecques d’Asie Mineure (la Turquie actuelle). Il fait si chaud! Mais le site est vraiment impressionnant. Nous y restons environ 3 ou 4 heures.

On nous dit qu’il ne faut absolument pas manquer Pamukkale, « château de coton », en turc : un site naturel de sources d’eau chaude, des piscines de calcaire. Après la visite, en fin d’après-midi, nous prenons un minibus très inconfortable pour Fethiye, sur la côte.

Vers 9h du matin, nous pour une randonnée en montagne. Au village, un chien se met à nous suivre. Il nous suivra finalement toute la journée, le pauvre, sans eau et sans nourriture pour faire 15 kilomètres en montagne… Nous l’appelons affectueusement Dumb (stupide).

Nous marchons jusqu’au village fantôme de Kayaköy. La ville de Karaköy a été vidée de ses habitants grecs lorsque les échanges de population de la guerre gréco-turque de 1919-1922 les ont obligés à partir. La ville est effectivement déserte, mais nous trouvons une famille qui y vit et qui nous offre de nous préparer un peu de nourriture pour reprendre la route. Nous mangeons un délicieux gözleme (crêpe turque) aux épinards et buvons l’ayran le plus épais que j’aurai bu de tout mon voyage. Nous visitons ensuite un peu les ruines du village. Puis, nous repartons en montagne (non sans nous perdre…!) jusqu’à la plage du village d’Ölüdeniz. La plage est belle, mais le village est rempli de touristes anglais, c’est assez horrible. Nous faisons trempette parce que nous mourrons de chaleur et de sueur après toute cette marche, puis retournons à Fethiye.

Un highlight de mon passage à Fethiye est dans contredit mon premier (et seul jusqu’à ce jour) vol en parapente! Quelle expérience haute en émotions! Nous montons en haut d’une haute montagne (2000 mètres) en camion, par une petite route qui est quasiment plus effrayante que le saut lui-même. Arrivés, on nous attache rapidement, on compte jusqu’à 3, on se met à courir et on est dans les airs avant même de s’en rendre compte. Je vole en tandem avec un instructeur, qui me fait faire des tonneaux et me donne les commandes des ailes. C’est comme une montagne russe, mais sans le wagon! De retour sur la terre ferme, nous négocions le prix pour acheter nos photos et obtenons le prix qui nous plaît après une bonne demi-heure de discussions.

Un gars nous avait accompagnées pour voir comment ça se passe, sans voler, et revient au village avec nous. Chris et moi arrêtons manger au village, mais Vanessa rentre à l’auberge parce qu’elle a l’estomac à l’envers après le parapente. Je mange une assiette de brochettes de bœuf haché épicé (adana porsiyon) dans un petit resto local. Le propriétaire, constatant mon intérêt pour la cuisine, m’invite à aller faire du pain avec lui le lendemain, mais finalement je n’irai pas, car je me prépare pour prendre le traversier pour Rhodes (Grèce). Un tremblement de terre nous surprendra au moment de notre départ, mais nous partirons quand même.

Partagez!Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someoneShare on Google+Print this page

The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

Laisser un commentaire