De Cusco au Lac Titicaca, Pérou

En route vers le lac Titicaca, Angelica F., notre chère moto adorée, commence à faire des siennes. Le réservoir d’essence a coulé sur le plancher de la terrasse où elle a dormi à Ollantaytambo, alors je chill à l’hôtel pendant que Nino se rend au garage à quelques coins de rue. Nous partons plus tard que prévu et décidons d’arrêter voir les Salinas de Maras, tout juste après quoi elle a décidé qu’elle ne partait plus, nous forçant à arrêter à Chincheo. Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose étant donné que je suis encore sous les effets d’une maladie un peu étrange (ou tout simplement de l’altitude, je ne saurai jamais).

Nous arrivons finalement à Cusco en après-midi et réussissons à stationner la moto dans le couloir qui mène à l’entrée de l’hôtel Hatun Quilla; les habitants de la comunidad s’approchent, un peu curieux de voir des voyageurs étrangers différents de ceux qu’ils sont habitués de voir passer, en plein conseil de voisins. Cusco est en fête pour le Corpus Christi. La ville vibre au son du carnaval, des défilés et des processions, entre les statues de Jésus et de Marie et les filles déambulant en de petites tenues.

Nous laissons Cusco derrière nous pour nous rendre rapidement au lac Titicaca, sachant parfaitement que la région a beaucoup plus à offrir, mais notre temps est malheureusement limité. Nous montons jusqu’à 4800 mètres d’altitude, à La Raya, avant de redescendre vers Juliaca, sans doute la ville la plus laide du Pérou, du moins de celles que nous avons pu voir au cours de notre voyage. Notre but était d’arriver directement à Puno, une heure et demie plus loin, mais il était déjà passé 18h et nous gelions comme des tatas sur la moto alors nous sommes arrêtés à contrecœur. Très tôt le lendemain nous sommes repartis vers Puno en arrêtant d’abord voir les Chullpas de Sillustani, le joli lac qu’elles surplombent et les maisons protégées par des taureaux en terre cuite tout autour. Ce midi-là, nous avons probablement eu droit à l’un des meilleurs lunchs de tout le voyage pour 5 soles, poisson et lentilles avec la plus délicieuse soupe de quinoa des nombreuses que nous avons mangées.

La ville de Puno n’a rien de spécial en soi mais elle est beaucoup plus agréable que Juliaca et son principal attrait est son accès au lac Titicaca. Nous partons visiter les îles flottantes Uros où une fillette tombe amoureuse de mon chum, avant de poursuivre vers Amantaní où Epifania nous attend; nous dormirons chez elle ce soir. Nous partons découvrir l’île et ses deux montagnes, Pachamama et Pachatata, avant de revêtir les vêtements traditionnels de l’île et de partir danser avec les habitants du village. Bien entendu que ce « cirque touristique » n’a plus grand-chose de traditionnel, mais les habitants semblent prendre plaisir à recevoir des visiteurs et à leur enseigner leur culture, et évidemment, les quelques dollars que cela leur rapporte contribue grandement à l’économie de l’île qui ne vivrait de rien d’autre sinon.

Notre visite du lac Titicaca se termine le lendemain par l’île de Taquile, d’où nous reprenons le bateau en direction de Puno. Nous visitons sa place d’armes, sa rue piétonnière et faisons quelques emplettes avant de nous préparer à passer la frontière bolivienne le lendemain.

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The author

Jeune expatriée canadienne vivant en Espagne, je raconte ici mes voyages, surtout dans le but de ne pas les oublier. Traductrice et rédactrice affamée.

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